menu fr
   

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
FLAMENCO MINIATURA
huit petites pièces pour les enfants
FICHE
Durée : ca 8'

Éditeur : Transatlantiques

Date : 1998



Soleá
Tiento
Rondeña
Tarantos
Fandanguillo
Bulerías
Siguiriya Gitana
Granadina

 

Commentaires :

Flamenco Miniatura est une série de huit pièces très courtes, n'utilisant qu'une technique de main gauche rudimentaire, de façon à initier les commençants en guitare classique aux différents styles et modes de jeux de la guitare flamenca.
R.A.

RAFAEL ANDIA, Guitare
ESTUDIOS FLAMENCOS
1 - Intenso
FICHE
Durée :
Éditeur : Cahiers de la Guitare
Date : 1999

Création : Saint Malo (France)
par la guitariste péruvienne
Guillermina AGUILAR

Commentaires :

“Estudios Flamencos”est une série de petites pièces dans des Palos ou styles très peu employés dans le flamenco, ou bien tombés en désuétude, voire même totalement en dehors de la sphère bien connue de la musique gitano-andalouse. Néanmoins, certains éléments qui m’ont toujours séduit dans la guitare soliste flamenca n’ont pas été évités et même ont été recherchés : il s’agissait avant tout pour moi, non pas d’utiliser des thèmes rythmiques ou mélodiques traditionnels, mais “d’entendre” et d’exploiter le manche de la guitare et la technique de la main droite comme les guitaristes populaires savent le faire avec un sens inné de l’économie de moyens. Dans ces conditions le style peut tendre vers une relative autonomie par rapport au “modèle” flamenco à condition de se soumettre à ces procédés guitaristiques flamencos déterminés au départ. Parmi ceux-ci, j’ai choisi les techniques  privilégiant la main droite  et notamment les campanellas, arpèges, cordes à vide obstinées etc, qui me semblent le mieux correspondre à la définition donnée par Manuel de Falla pour les effets produits inconsciemment par les guitaristes espagnols : “une des merveilles de l’art naturel”.A contrario, j’ai volontairement peu employé le rasgueado, et écarté le trémolo, à cause de leurs connotations stylistiques trop fortes.

R.A.

RAFAEL ANDIA, Guitare
IMPROVISACION AL ESTUDIO DE CANO
FICHE
Durée :

Éditeur : Transatlantiques

Date : 1996

Création : Rafael Andia, Musicora, Paris  22/3/1996

 
 

Commentaires :

Dans le travail instrumental quotidien, il arrive parfois un moment privilégié où s'installe une rêverie profonde et où les doigts abandonnent l'exercice ou l'étude, et courent, livrés à eux-mêmes, presque comme dans une écriture automatique. C'est de l'Étude en mi mineur de Cano que découle cette improvisation-citation.

R.A

Critiques :

This composition is based on the music of Federico Cano, a Spanish guitarist who lived from 1838 to 1904, not to be confused with his older compatriot (and father) Antonio Cano. Everybody who has had contact with Andia's activity knows that, besides his classical guitar approach, he is also very fond of flamenco virtuosity, and performs it hirnself, in a very spectacular way. Probably one of the most notable examples of Andia's technical approach to the instrument is this "Improvisacion," in which we have the presentation of a great variety of technical elements, especially arpeggios. The music starts with an original two-page, mediumtempo introduction, continues with the original fragment of Cano's study, and then concludes with Andia's further elaboration. Besides the very good material for the technical study, this music opens a large space for artistic creation. The player can develop his feelings for all the tempo changes, and especially for the constant use of rubatos. Not only attractive as a concert stage encore piece, this music can also be used as one of the most crucial didactic guitar works.

Uros Dojcinovic, GFA Soundboard USA Guitar magazine Vol XXVII N¡2


 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
JOTA HEROICA
Paraphrase
FICHE
Durée : 10'08"
Inédite
Date :

Création : Claire Sananikone,
Festival International de Guitare de Paris, novembre 2007

 

Audio :

Commentaires :

Cette Jota est une paraphrase en hommage aux guitaristes populaires espagnols du xixe siècle.

La Jota prit valeur de symbole de résistance et d’héroïsme de la population pendant le siège de Saragosse par Napoléon. Cette Jota Heroica dans la tradition romantique traduit bien la noblesse du peuple et son énergie :


"Et pourtant ces pauvres soldats, à peine couverts de lambeaux d’uniforme, le ventre creux, n’ayant à boire que l’eau échauffée de leur gourde, secoués comme des rats dans une souricière, ne firent que rire à gorge déployée et chanter tout le long de la route. La sobriété et la patience des Espagnols à supporter la fatigue est quelque chose qui tient du prodige. {…} L’on ne saurait pousser plus loin l’oubli de la vie matérielle. Mais ces soldats, qui manquaient de pain et de souliers, avaient une guitare.”
Théophile Gautier, Voyage en Espagne

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
IMPULSIVO
FICHE
Durée :

Éditeur : Transatlantiques

Date : 1996

Création :
Rafael Andia, Radio France (France-Musique) 1997

 

Audio :

Commentaires :

Bien davantage que la problématique de l'écriture en elle-même, Impulsivo m'a posé avec acuité le dilemme de la liberté: en effet, si personnel et différent qu'il puisse être, "mon" flamenco devait néanmoins obligatoirement pouvoir être identifiable comme appartenant au monde du toque jondo. Cet axiome étant posé, celà impliquait que, parmi le champ immense des possibles offert généreusement par les écritures du XXème siècle, il me fallait faire mon deuil de beaucoup d'aspects séduisants pour la simple raison qu'ils rendraient méconnaissable le "modèle" rigide, tyrannique du flamenco. Par ailleurs, comment se fixer des limites quand le rêve nous entraîne trop loin d'un réel qui a été volontairement choisi?
Dans ce conflit, j'al bénéficié d'une alliée de talent: la guitare elle-même. Par l'ascèse qu'elle impose à cause de ses limites instrumentales et par les réponses que fournit sa tradition séculaire, elle constitue une source inépuisable pour celui qui saurait la sublimer. Il suffit alors de laisser le champ libre à sa mémoire propre mais à la condition selon moi que le conscient, lui, reste en prise directe sur les évolutions diverses de la musique espagnole classique actuelle. C'est donc bien d'une tradition, mais "entendue" d'une certaine façon qu'il s'agit ici. Par exemple, le travail sur la forme, sur l'harmonie "omnimodale" et les pédales rythmiques aux valeurs ajoutées/retranchées pourront surprendre les puristes des archétypes flamencos.

R.A. 1997

Critiques :

Les Cahiers de la Guitare et de la Musique n°68/1998

 

On connait la caractéristique du jeu de Rafael Andia. énergique, souvent rapide et décisif, et également sa connaissance du flamenco de même que son investissement dans la musique contemporaine. Cette pièce au titre explicite me semble synthétiser d'une façon remarquable toutes ces tendances. Si l'influence du flamenco est certes prépondérante, Il s'agit ici d'un flamenco "revisité". au second degré, pourrait-on dire. Nous avons là une guitare au jeu vigoureux, parfois presque arraché. à la rythmique complexe et aux dissonances accusées. Cette oeuvre importante, de par sa longueur et son investissement est en deux parties alternant des sections très rythmiques et accordiques avec des passages plus mélodiques, mais toujours basés sur des mélopées libres de caractère méditérranéen.
Il s'agit d'une oeuvre débordante d'idées, dont la richesse et la complexité ne sont évidemment pas épuisées par une telle critique. forcément trop sommaire. Elle confirme en tout cas le grand talent de Rafael Andia, qui à l'écoute de Spinoza semble fort bien "persévérer dans son être"!

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
GRITO ROJO
FICHE
Durée : 7'40"

Inédite

Date : 2012

Création :
Rafael Andia, Londres, Bolivar Hall, septembre 2011

 

Audio :

Commentaires :

L’introduction de Grito rojo est un cri qui sera repris, commenté et développé :

"Soy arriero,
Y el vino tinto de Toro
¡Es el que quiero! "

"Je suis muletier,
Et le vin rouge de Toro
Est celui que j’aime !"

Elle est suivie d’une cellule de bulería. Uniquement constituée d’un dessin chromatique “retourné” alla Bartók, cette cellule
s’inscrit dans une alternance de 11 et 12 temps.

R.A.

RAFAEL ANDIA, Guitare
GRITO NEGRO
FICHE
Durée : 7'40"
Inédite
Date : 2012

Création :
Claire Sananikone, Instituto Cervantès, Paris, 15/02/2013

 

Audio :

Commentaires :

Grito Negro évolue d’une farruca libre et hiératique jusqu'à la serrana traditionnelle finale : 

"Dice mi serrana que no la quiero,
Y cuando la miro a la cara
El sentío pierdo."

"Elle dit que je ne l’aime pas,
Et quand je regarde son visage
Je me sens défaillir."

Les pages centrales s'apparentent au style plus "européen" du cante chico. C'est un style aux phrases longues, discernables, aux thèmes chantants et développés qui s'opposent à l'âpreté, la concision terrible du cante jondo, mélismatique et abstrait.

Une copla figure presque toujours au milieu de l'œuvre dans le genre du chico, comme l'a illustré avec génie Albéniz. Dans Grito Negro, la copla avec ses guirlandes énigmatiques, s'aventure dans les parages de la milonga flamenca.

R.A.

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
TRECE ROSAS
(siguiriya)
FICHE
Durée : 8'07"
Inédite
Date : 2012

Création :
Rafael Andia,
Concert du C.N.R.S. Paris, 2012

 

Audio :

Commentaires :

La légende le dit : dans certains styles du cante jondo, la gorge du chanteur se remplit de sang.
De même, quand une guitare joue la siguiriya, on a l’impression que les cordes sont sur le point de se rompre, comme le pressent le poète José Mas :
Les cordes de la guitare, en vibrant,
étaient comme des lamentations
d’une âme qui n’aurait pu résister
au poids de l’affliction.
Trece rosas se déploie dans une siguiriya “déconstruite”, avec sa pédale rythmique un peu déformée, mais reconnaissable. Elle est entrecoupée de brèves digressions contrastantes de bulería et d’épisodes dans les tons majeurs et mineurs ordinaires. Ceci a pour conséquence de délivrer un peu la siguiriya du “poids d’amertume” insoutenable qu’est le retour obsédant, fataliste, sur la note la plus grave :
la tonique du mode dit “andalou”.
R.A.

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
PASIÓN-ARIA
FICHE
Durée : 6'30"
Inédite
Date : 2012

 

 

Audio :

 

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
PASSACALLE
FICHE
Durée : 6'30"
Inédite
Date : 2014

 

 

 



RAFAEL ANDIA, Guitare

CANCIONES FLAMENCAS ANTIGUAS
pour deux guitares

FICHE
Durée : 14'00"
Éditeur : Transatlantiques
Date : 1996

Création :
duo Geoffroy- Pujebet
à Musicora, Paris, 22/3/1996

Anda Jaleo!
El café de Chinitas
Zorongo
Las Tres Hojas
Nana de Sevilla
Los Cuatro Muleros

Audio (extrait) :

Commentaires :

Les six Canciones Flamencas Antiguas prennent comme prétexte des mélodies anciennes, appartenant à un corpus extrêmement populaire en Espagne, dont les auteurs sont inconnus.
Elles ont souvent été visitées depuis le XIX° siècle par des musiciens tels que le guitariste Julian Arcas, Isaac Albéniz dans Iberia ou Manuel de Falla dans ses Sept Chansons Populaires Espagnoles et dans les Nuits dans les Jardins d’Espagne. Federico García Lorca, à son tour, les emprunta et en fit une harmonisation très simple au piano qui, portée par son charme personnel, devint rapidement célèbre au point de le faire passer couramment pour l’auteur de ces pièces.
J’ai tenté en réécrivant ces Canciones de créer un langage presque fantasmatique : celui du “flamenco” de l’époque de Goya, perdu définitivement faute de textes. Mais un flamenco ancien imaginaire qui aurait néanmoins possédé en germe toute la force que nous lui connaissons actuellement, tout en intégrant certains acquis de la musique savante, espagnole ou non ; notamment, ce qui va dans le sens du Cante Jondo, ou Chant Profond, c’est-à-dire sobriété dans l’ornementation, non-développement des thèmes, utilisation de la dissonance comme substitut à la tension des quarts-de-ton du chant de tradition orientale.
Aucun de ces six thèmes anciens n’appartient vraiment à un palo (ou style flamenco) reconnu, mais mon choix a été guidé par une certaine ambigüité que chacun d’eux présente avec la Bulería gitane moderne, sauf pour Nana de Sevilla qui présente tout à la fois les caractères de ces palos authentiques que sont la Nana (Berceuse), la Sevillana, la Siguiriya Gitana et les Soleares. Toutes ces pistes, même lointaines, permettent alors l’extrapolation souhaitée, c’est-à-dire d’aboutir à un “flamenco” qui, parfois, peut paraître sonner comme du vrai flamenco mais ne fonctionne pas du tout suivant les schémas traditionnels.
- Sur le plan formel, certaines pièces restent proches de l’original, comme Anda Jaleo, Las Tres Hojas ou Los Cuatro Muleros. D’autres comme Nana de Sevilla s’en éloignent davantage. J’ai aussi parfois utilisé dans le Zorongo un concept harmonique que j’ai nommé “omnimodal” et qui est une simple extension de l'harmonie engendrée par la dite “gamme andalouse”. Certains rythmes trop typiques ont été redynamisés par divers procédés : écriture non rétrogradable , par exemple, ou valeurs ajoutées surtout dans Nana de Sevilla.
Sur le plan de l’écriture spécifique des deux guitares, mon souci constant a été de les traiter comme deux discours solistes indépendants superposés.

R.A.

Critiques :


CD de Christine MARTIN-CULET et Antony RÉGIS
Sous ce titre, le duo propose des versions composées par Rafael Andia de six célèbres chansons extraites du Cancionero popular espagnol. Très souvent visités à la fin du 19° et au début du 20° siècle par des compositeurs classiques (Sor, Arcas, Albeniz, Falla ... ), ces thèmes populaires sont surtout connus dans leur harmonisation pour piano par Federico Garcia Lorca (le lecteur curieux pourra trouver les partitions originales des seize chansons populaires dans Federico Garcia Lorca: obras completas, éd. Aguilas, T. 1, p. 1199-1233). Depuis, ce répertoire a surtout fait l'objet de multiples versions flamencas : Paco de Lucia / Ricardo Modrego, Manuel Cano / Victor Monge "Serranito" (duos de guitare), Sabicas, Manuel Cano, "Serranito" (guitare solo), Carmen Linares (chant)...
On peut considérer ces airs folkloriques comme l'une des composantes de la ~préhistoire~ du flamenco et en déduire une reconstitution "fantasmatique" du "flamenco de l'époque de Goya (selon les propres termes de Rafaël Andia dans le livret du CD) dont nous ne savons naturellement à peu près rien. Le compositeur évite très intelligemment deux écueils : tomber dans un pseudo flamenco de pacotille, ou écrire des thèmes et variations pour lesquels la chanson ne serait plus qu'un lointain prétexte. L'une des guitares s'en tient scrupuleusement au thème, avec peu de modifications et sans développement (un peu à la manière des “falsetas”), pendant que l'autre tient un discours musical indépendant qui éclaire chaque chanson de jeux de lumières sans cesse renouvelés par une profusion d'effets de timbre (harmoniques, pizzicati, batteries d'accords ... ) et de procédés d'écriture (esquisses fugitives de canons et de contrepoints, ponctuations par des basses ou de courts traits syncopés, allusions à la cadence andalouse et harmonisations dissonantes avec les secondes mineures chères aux flamenquistes ... ).
L'interprétation requiert beaucoup d'énergie et de précision rythmique et parfois une pointe d'humour, qualités dont ne manque pas ce duo. On attend avec impatience les dix chansons restantes... (CMAR 1007)
Claude Worms,
Les Cahiers de la Guitare et de la Musique

CD du Duo "FANDANGO": ANDIA, RODRIGO, FALLA
Le problème des duos de guitare reste leur répertoire relativement restreint, ce qui conduit souvent à la reprise des mêmes oeuvres. Ce disque échappe en partie au danger en présentant des transcriptions de musique espagnole de ce siècle. Le moment musical s'ouvre et se ferme sur deux cycles Manuel de Falla, extraits de ses opéras, bien connus pour avoir déjà subi diverses adaptations par ailleurs. Ici, le transfert est excellent et coloré. Les oeuvres de Rodrigo nous sont familières, la Tonadilla restant une pièce importante et difficile qui tient une place de choix dans le répertoire de tout duo de haut niveau. Signalons au passage une version pour deux guitares de l'Adagio du Concerto d'Aranjuez, pour nous arrêter sur les nouveautés que sont les arrangements par Rafaël Andia de chansons populaires espagnoles, qui furent d'abord recueillies et harmonisées par Federico Garcia Lorca. Elles sonnent admirablement dans cette version, tirant tantôt sur le flamenco, tantôt sur des sonorités assez contemporaines. Ce duo allemand féminin qui ne cache pas son intérêt prépondérant pour l'Espagne, est formé de deux bonnes guitaristes : Claudia Hein et Kathrin Görne. Leur jeu volontaire et précis reste toujours nuancé et musical. Cet aspect, lié à une excellente prise de son en fait un disque «pro» d'un très bon niveau (Carpe Diem).
FD Les Cahiers de la Guitare et de la Musique n°73/2000

 

 

Z.o.o. duo :

(...) The first performances were back in early 1998 when we still lived in Australia (...). We estimate we have performed the pieces well over 50 times in The Netherlands, Australia, America and the UK. Last year we played them in a live radio broadcast from Amsterdam's famous Concertgebouw as well as for an audience of many hundreds of people in a large outdoor concert at the 2002 Darwin International Guitar Festival. Also we recorded four of them on our 10th anniversary CD 'Celebration' in 2001. We love playing them very much and audiences are always enthusiastic as well, there is great skill and depth in the 'orchestration' of these well-loved melodies for the guitar.

Duo Fandango :

His Canciones flamencas antiguas, published in 1996, allude to the song collection "Cantares populares" by the poet Federico Garcia Lorca. With this adaptation for two concert guitars Andia has brought Flamenco into the concert halls. The lyrics of the "Cantares populares" which form the basis of the work give an idea of the very particular poetry of the cante jondo and its main themes: love, passion and, again and again, death.


 

RAFAEL ANDIA, Guitare
INMEMORIAL I
Nana
FICHE
Durée : 6'47"
Inédite
Date : 2009

Création : Claire Sananikone et Rafael Andia, Festival chambres avec vue, Rabastens, France.

 

Audio :

Commentaires :

La Nana ou berceuse, dans sa douceur et sa simplicité, est
un contrepoint à la violence – à toutes les violences exercées
contre les peuples. Comme celle de la ratonnade nocturne dans
le quartier des Gitans à Jerez de la Frontera en 1923, devenue
mythique dans un célèbre poème de Federico Garcia Lorca :

"Et d’autres filles couraient,
poursuivies par leurs tresses,
dans un air où éclatent
des roses de poudre noire."

Critiques :

Magazine la guitare classique

Au travers de son œuvre, Rafael Andia ne se contente pas de développer son langage personnel. Il fait vivre une tradition, et avec elle une mémoire, celle du peuple espagnol. Ses compositions prennent leur source dans des formes espagnoles typiques qu'il revisite librement, détournant subtilement les harmonies et les carrures rythmiques pour créer une impression d'ambiguïté,  entre tradition et création.
Sébastien Llinares

Classical Guitar, juin 2014

Introduced in the program notes as having ancestral roots in the Spanish Republican diaspora, i.e. a political, artistic and cultural exile, since the attempted eradication and expulsion of artists and intellectuals by the victorious Nationalists of the Spanish Civil war. Rafael Andia is one of the most prominent if not mercurial figures of the classical guitar scene; involved equally in the avant-garde, classical and the baroque, being a professor since 1971 at the Ecole Normale de Musique in Paris.
Inmemorial, a three part 'panorama' (written over a four-year period) is a tribute to those who suffered, and still suffer from those terrible times which started from the military rebellion in 1936. To clarify what is meant by 'two equal guitars' (deux guitares égales), the notes explain: 'both guitars are treated as two solo independent superimposed polyphonies'. The musical language unsurprisingly is mostly flamenco inspired and the poems of Federico Garcia Lorca are essential foundations for the structural ambiance.
Tim Pantin

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
INMEMORIAL II
Notas negras
FICHE
Durée : 7'13"
Inédite
Date : 2007

Création : Claire Sananikone et Rafael Andia, Musée d'art moderne, Newcastle, Australie.

 

Audio :

Commentaires :

Le concept des Notas negras ou Sons noirs a été développé
par Garcia Lorca. Il évoquait ainsi les sons magiques ou même
démoniaques, émis par les chanteurs de cante jondo c’est-à-dire
le chant profond ancestral.
Dans le répertoire du cante, ces Sons noirs se révèlent le mieux
dans les styles les plus anciens.
Parmi ceux-ci, les deux plus graves et nostalgiques ont été
utilisés dans Inmemorial II.
La Caña du XVIe siècle :

Les plaintes d’un captif
Ne peuvent atteindre l’Espagne
Car la mer les sépare
Et elles se changent en eau.

et le Tiento :

Quel est cet oiseau
Qui chante dans l’olivier?
Cours et dis lui de se taire
Car son chant me fait du mal.

Ils seront le fil d’Ariane de cette pièce.

Critiques :

Magazine la guitare classique

Au travers de son œuvre, Rafael Andia ne se contente pas de développer son langage personnel. Il fait vivre une tradition, et avec elle une mémoire, celle du peuple espagnol. Ses compositions prennent leur source dans des formes espagnoles typiques qu'il revisite librement, détournant subtilement les harmonies et les carrures rythmiques pour créer une impression d'ambiguïté,  entre tradition et création.
Sébastien Llinares

Classical Guitar, juin 2014

Introduced in the program notes as having ancestral roots in the Spanish Republican diaspora, i.e. a political, artistic and cultural exile, since the attempted eradication and expulsion of artists and intellectuals by the victorious Nationalists of the Spanish Civil war. Rafael Andia is one of the most prominent if not mercurial figures of the classical guitar scene; involved equally in the avant-garde, classical and the baroque, being a professor since 1971 at the Ecole Normale de Musique in Paris.
Inmemorial, a three part 'panorama' (written over a four-year period) is a tribute to those who suffered, and still suffer from those terrible times which started from the military rebellion in 1936. To clarify what is meant by 'two equal guitars' (deux guitares égales), the notes explain: 'both guitars are treated as two solo independent superimposed polyphonies'. The musical language unsurprisingly is mostly flamenco inspired and the poems of Federico Garcia Lorca are essential foundations for the structural ambiance.
Tim Pantin

 

 

RAFAEL ANDIA, Guitare
INMEMORIAL III
Revolucionario
FICHE
Durée : 12'43"
Inédite
Date : 2005

 

Création de la version définitive :
Claire Sananikone et Rafael Andia, guitares, Festival de guitare en Côte des Isles, Église de Valognes, juillet 2006

Audio :

Commentaires :

La partition cite par endroits de courts motifs chantés pendant
la Guerre d’Espagne. Certains furent créés dans cette tourmente,
d’autres empruntés au Cancionero populaire ancien et détournés
alors de leur sens premier, puisque situés dans un tout autre
contexte.
Avec les quatre bataillons
qui défendent Madrid,
le meilleur d’Espagne s’en va.
La fleur la plus rouge du peuple
La première partie explore plutôt les rythmes pairs. On y trouve
aussi quelques harmonies traitées de façon “omnimodale”, où
chaque degré devient tonique du mode dit “andalou”.
La seconde est une bulería d’allure traditionnelle qui évolue vers
un nombre de temps impairs (11+12). Ceci contribue à
augmenter
la tension vers le finale en le rendant plus haletant. Cette
amputation d’un temps est la traduction dans l’ordre rythmique
des théories
de Joaquín Turina dans l’ordre de la forme.

Critiques :

Magazine la guitare classique

Au travers de son œuvre, Rafael Andia ne se contente pas de développer son langage personnel. Il fait vivre une tradition, et avec elle une mémoire, celle du peuple espagnol. Ses compositions prennent leur source dans des formes espagnoles typiques qu'il revisite librement, détournant subtilement les harmonies et les carrures rythmiques pour créer une impression d'ambiguïté,  entre tradition et création.
Sébastien Llinares

Classical Guitar, juin 2014

Introduced in the program notes as having ancestral roots in the Spanish Republican diaspora, i.e. a political, artistic and cultural exile, since the attempted eradication and expulsion of artists and intellectuals by the victorious Nationalists of the Spanish Civil war. Rafael Andia is one of the most prominent if not mercurial figures of the classical guitar scene; involved equally in the avant-garde, classical and the baroque, being a professor since 1971 at the Ecole Normale de Musique in Paris.
Inmemorial, a three part 'panorama' (written over a four-year period) is a tribute to those who suffered, and still suffer from those terrible times which started from the military rebellion in 1936. To clarify what is meant by 'two equal guitars' (deux guitares égales), the notes explain: 'both guitars are treated as two solo independent superimposed polyphonies'. The musical language unsurprisingly is mostly flamenco inspired and the poems of Federico Garcia Lorca are essential foundations for the structural ambiance.
Tim Pantin