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Fiche    
   

Lien vers la page des Éditions l'Harmattan


   
     
   

« Rien ne m’a été donné. J’ai connu la faim et j’ai dû mendier, pieds nus. Il m’a fallu échapper à l’Inquisition, aux spadassins, aux fanatiques, aux flammes, à la pendaison, aux duels, à la vindicte de la populace et au mariage. Et aussi, me garder des pires : les médiocres de tout poil. Sans oublier l’engeance des luthistes et des guitaristes. Mais j’ai aussi connu des rois et j’ai tenu la main de Louis XIV sur la guitare. J’ai aimé des duchesses et aussi des ducs. Et puis, j’ai volé et j’ai même tué.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à formuler un souhait, lecteur et ami : tu le trouveras dans la conclusion de ma grande œuvre, ma Guitarre Royalle de 1671. Deux mots je me suis appliqué à moi-même toute ma vie : Vivi contento ! »

 

À partir des rares éléments connus de la vie aventureuse du guitariste Francesco Corbetta (1615-1681), Rafael Andia réinvente un personnage hors du commun en s’appuyant sur cette silhouette historique et nous entraîne dans un récit picaresque. Corbetta, l’irascible guitariste italien, européen avant l’heure, ne connait en réalité qu’une patrie : l’art. Il devient le favori des trois plus grands rois de la chrétienté, Philippe IV d’Espagne, Louis XIV de France et Charles II d’Angleterre, sans compter l’empereur Ferdinand III et de nombreux princes. Héritier des musiciens et des peintres sulfureux de la Renaissance italienne, esprit indépendant dans ses opinions et libre dans ses mœurs, un peu voleur et un peu voyou, amant de duchesses mais aussi de ducs, il nous donne un avant-goût de ce que seront Cagliostro et Casanova au siècle des Lumières.

Une histoire fondée sur des faits et des personnages réels, un voyage dans le milieu d’une musique magnifique, celle de la guitare baroque, qui nous donne la sensation de l’entendre encore, une fois le livre refermé.